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Compte-rendu de l’assemblée générale du 26 novembre 2003


Etaient présents : Gaël Tijou ; Hélène Merlin-Kajman ; Marc Le Monnier ; Charlotte Taïeb (par procuration) ; Diane Huyez; Séverine Chauvel ; Denis Sigal ; Marion Mas ; Lambert Dousson ; Soumiya Abbassi ; Damien Rémont.

Rapport moral de la présidente

  Cela fait un peu plus d’un an que l’association s’est créée, après un moment (quelques mois) de fonctionnement informel. Les membres de l’association ont beaucoup travaillé l’an dernier, et le site internet récemment créé en est l’exemple le plus manifeste : une réunion par semaine donnant lieu à compte-rendu, trois tables rondes dont deux donnant également lieu à compte-rendu. Depuis septembre, le rythme s’est un peu ralenti, conformément à une décision prise en juin de passer à une séance plénière tous les quinze jours, mais comme ce temps a aussi été occupé à la rédaction d’un article sur l’autorité pour Esprit, l’association a eu du mal à tenir un rythme régulier de réunions donnant lieu à un compte-rendu.
  Trois tables rondes sont projetées en 2003-2004, tandis que par rapport à 2002-2003, plus d’invitations aux réunions du mercredi que l’an passé ont été lancées. L’Observatoire a déjà reçu depuis septembre Olivier Schwartz et Denis Kambouchner.
 Hélène Merlin-Kajman considère que les membres de l’Observatoire peuvent être satisfaits de leur activité. L’Observatoire a notamment adressé une lettre à Luc Ferry demandant un débat national, le 13 juin, et lui faisant part de ses débats sur son livre : cette année s’ouvre un débat national sur l’éducation. En un an et demi, le paysage sur la question s’est assombri certainement sur le plan du réel, de la crise de l’éducation, mais elle est aujourd’hui nettement mieux diagnostiquée qu’il y a un an, et maintenant, toutes sortes d’énergies sont mobilisées pour la combattre : l’Observatoire peut estimer qu’à sa modeste échelle, il y a contribué de toute son énergie. La preuve est faite de l’utilité de l’association, destinée à empêcher les discours tout faits de prendre le devant de la scène et à décentrer les débats sur l’enseignement en faisant porter le projecteur sur toutes les dimensions de l’éducation. Cette préoccupation rencontre un écho très favorable, ainsi que les propositions encore balbutiantes de l’Observatoire. Il faut continuer.
 
  L’Observatoire a aussi résisté à sa première crise grave, qui aurait pu l’emporter : la crise liée précisément à cette lecture du livre de Ferry, et aux mouvements sociaux de l’an passé. L’association était bien « jeune » pour résister à des événements qui conduisaient à des positionnements radicaux et très passionnés. Elle a résisté. Rétrospectivement on peut même considérer qu’elle y a trouvé une certaine force. Le côté un peu « familial » de l’association, dû aux conditions de sa fondation, a disparu. Chacun des membres savent certainement plus clairement pourquoi il est là. Les investissements portent leurs fruits pour l’organisation du travail.
  Il reste des points préoccupants : le noyau de l’association est un peu trop restreint, ce qui la rend par moments fragiles, malgré le fait qu’elle a acquis une audience qu’évidemment elle n’avait en rien il y a un an. L’engagement très actif des membres du noyau a du mal à faire boule de neige. De nouveaux membres ont rejoint l’Observatoire – il suffit de regarder la composition du bureau pour le constater - mais proportionnellement, peu nombreux par rapport aux départs, il est vrai récents (dans la foulée des mouvements de grève de l’an passé). Il y a aussi le hasard de départs, ou d’années consacrées, pour certains membres, à la préparation de concours, de DEA : ces aléas affaiblissent momentanément l’association, faute d’un nombre de membres actifs suffisants pour aider à « encaisser » la chose. L’Observatoire doit se donner pour but d’élargir le cercle de ces membres « très actifs », afin de rendre moins précaire, moins lourd et plus efficace, son fonctionnement. 
  Il faut cependant se rendre compte que cette situation reflète une difficulté actuelle propre à notre société, caractérisée par le manque de régularité des engagements volontaires. Nous vivons dans un monde pluralisé et centripète, où les comportements sont largement imprévisibles – travaillés par des facteurs, des sollicitations, contradictoires, qui nous conduisent rapidement à « zapper » - et l’association n’y échappe pas.
 

Rapport financier du trésorier

  L’association compte 29 adhérents. 
Les cotisations ont permis de financer l’inscription au journal officiel, les achats nécessaires à la préparation des tables rondes ( cartes de photocopies, timbres, boissons et gobelets ).
Un adhérent a acquitté sa cotisation en achetant le nom de notre site internet.

  A ce jour, l’association possède un capital financier de 665,79 euros, soit 4369 francs.
La diffusion des comptes-rendus grâce à l’envoi de courriers électroniques nous a permis de ne pas rencontrer de problèmes financiers pour cette première année. En revanche, il semble nécessaire de pouvoir au moins doubler, au mieux tripler, ce capital pour pouvoir envisager des envois de courriers postaux qui seront très coûteux en direction des associations et des établissements scolaires. De même, il serait souhaitable de ne pas s’empêcher la possibilité de financer le moyen de transport d’un intervenant.
 

Propositions pour l’année 2004

  Hélène Merlin-Kajman propose aussi d’insister davantage sur l’adhésion : avoir plus d’argent permettrait de faire des courriers par exemple en direction d’associations, d’établissements scolaires, etc. D’autre part, cela serait très important sur le plan symbolique. Mais le prix de l’adhésion en 2002-2003 était peut-être trop élevé. 

1 – Il est proposé de la ramener à 
- 20 euros
- 15 euros pour les étudiants et chômeurs

 2 – Au vu du fonctionnement de l’association dans l’année qui vient de s’écouler, de ses fluctuations imprévisibles, Hélène Merlin-Kajman propose de modifier les statuts de manière à rendre l’organisation plus souple et adaptable. Elle propose notamment :

2.1 – la création de la fonction de « vice-président » afin de partager davantage le pouvoir décisionnel et la responsabilité de l’association.
2.2 – la suppression du Conseil d’administration.
2.3 – La composition du bureau suivante : Séverine Chauvel (se présente comme vice-présidente), Diane Huyez (secrétaire), Marc Le Monnier (trésorier), Hélène Merlin-Kajman (se représente comme présidente) Charlotte Taïeb (secrétaire), Gaël Tijou (webmestre), 

L’ensemble de ces points est voté successivement à l’unanimité des présents. 

Il est aussi décidé :
de demander aux membres de la liste de diffusion de faire savoir à l’Observatoire s’ils désirent continuer à recevoir les compte-rendus par la voie du courrier électronique, compte-tenu du fait que l’association dispose maintenant d’un site, et compte-tenu que cet envoi ira de soi à l’égard des adhérents.
de faire appel par ailleurs à leur contribution et participation, en insitant sur le fait  que l’Observatoire a besoin du soutien et de l’adhésion des sympathisants.